Samedi 1 juillet 2006

Cette nuit la nuit sera sans fin,

Et la lune ronde et pleine comme un sein,

Illumine la forêt où se déroule un festin.

 

Un hululement de hibou, des hurlements de loups, Des amants s’enlaçant, s’embrassant tendrement.

 

Des ombres chaleureuses, flammes courant sur les peaux laiteuses,

Capricieuses sont les caresses sur les rondeurs des noceurs.

 

Sorciers et sorcières, lentement, dans la clairière sont amants,

Utilisant leurs sortilèges en d’érotiques manèges.

 

La danse des sens, mélange des genres, Sensualité intense des êtres féériques mis en transe.

 

Décors de corps luisants, rouge sang, jaune flamboyant, mélange insensé de couleurs échaudées.

Des sorts au service des corps

Des corps esclaves fantasmés,

Respiration accélérée.

 

Cette nuit tout doit être assouvi,
Et les tabous sont proscrits.

L’imagination est la maîtresse des illusions,

 

Les femmes sont soyeuses, douces, langoureuses,

Elles attendent impatientes, mutines mais rassurantes,

Les hommes sont perdus, s’insinuent sont repus,

Et le temps est suspendu.

 

La folie est libérée,

Elle est maîtresse des pensées,

Mais suit le sentier sûr de la volupté.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006

Les hommes sont las, ils s’ennuient.

Par les petits riens du quotidien sont abrutis.

Petit à petit se créée l’envie d’agir à tout prix.

 

Quand la tension est à son comble, que rien ne sert de raisonner,

Une purge est faite de fond en comble pour s’éliminer par milliers.

 

Comme les hommes ne trouvent pas assez de raisons de haïr leur prochain,

Ils cherchent de nouvelles idées au nom desquelles être assassin.

Les hommes sont vraiment des génies pour inventer des théories, religions, idéologies, instruments de futures furies.

 

Par des raisonnements compliqués, des procédés institués, on invente les règles d’un jeu où l’on meurt tous peu à peu.

Cette race étrange et futile, se sent si fortement utile, que de l’idée d’une vie après la mort, elle ne démord.

 

Le problème avec les ânes et cela reste un grand mystère,

C’est que leur absence d’éducation ne les empêche pas de braire.

 

Donnons un sens à notre vie, sa vanité est impensable.
Il doit y avoir un grand destin, celui du noble genre humain.

Cette bête étrange et fantastique,

Pullule, grouille, copule et mastique.
A voir de loin avec du recul,

Ça doit valoir le best-of des nuls®.

 

Et les coups bas, les coups en traitre, sont vraiment faits de main de maître.

Chacun y croit, sûr de sa loi, que lui seul devrait être roi.

Utiliser de belles valeurs, dans notre égoïste labeur.
Fraternité et liberté, et parfois même égalité, Utilisées à tour de mains pour d’égocentriques destins.

 

Un monde à 6 milliards de centres normal qu’il ne tourne pas rond.
Le globe n’est pas assez gros pour la somme de tous ses egos.

 

Il est temps d’aller voir là-bas,

Dans de lointaines galaxies,

Où en sont les dégâts,

S’ils sont tous aussi cons qu’ici.

 

Le problème avec les hommes et cela reste une grande misère,

C’est que même leur éducation ne les empêche pas d’être cons.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006

Et clair est le silence,

Et douce est la souffrance,

Le goût se fane et devient rance,

Plus rien n’a de sens efface et recommence,

 

Je cherche le silence,

Un printemps au mois d’aout,

Automne aux teintes d’enfance

Passe le vent, caresse ma joue, tout est flou.

 

C’est une ode à l’insouciance,

Du temps de l’espérance,

Un début d’existence,

Au loin, si loin, ne se douter de rien.

 

Ose un regard dans cette étrange marre,

Sinistre miroir.
Mises bout à bout les jointures du temps,

Ne recréent pas l’instant.

 

Je cherche un abri,

Un endroit où se cacher,

En retrait de la  vie, loin de toutes pensées, laissant le temps passer.

Laisser le flot couler, laisser le fil se tendre.

Un étrange bois à fendre

Et puis, descendre,

Et puis des cendres.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006

J’ai rencontré émile dans un quartier mal famé,

Un quartier où une jeune fille ne devrait jamais aller.
Il m’a accosté, m’a apostrophé, « eh dis-moi ma belle ça te dit de monter dans mon clapier » ?

 

J’ai hésité jouant l’effarouché, j’ai hésité, j’ai hésité…

J’ai accepté et émile sans se gêner, m’a emporté au 7ème étage dans son terrier.

 

J’sais pas si ce sont ses yeux qui m’ont hypnotisée

Ou si ce sont ses mains qui m’ont manipulée.

J’sais pas si c’est sa bouche qui m’a laissée bouche bée,

Ou si c’est autre chose qui m’a rendue toute chose.

 

Oh vas-y émile, fais-moi tourner,

Attache-moi au lit, caresses-moi les pieds.

Oh vas-y émile fais-moi oublier,

Le temps d’une nuit, d’une étreinte enflammée.

 

Oh vas-y émile, mords-moi les pieds

Attache-moi les menottes aux poignets.

Oh vas-y émile, dis-moi qu’tu m’as aimé,

Tes bras n’ont pas fait semblant de m’embrasser.

 

Oh vas-y émile, fais-moi grimper

Au mur la tapisserie tiendra c’est de la bonne qualité.

Oh vas-y émile, fais-moi un bébé,

Eh mais pourquoi tu t’es arrêté ?

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006
 

Une tomate, et un fier topinambour,

Depuis tout petit, s’aimaient d’un très tendre amour.

Pas un jour sans que l’un à l’autre ne fasse la cour.
Ah c’est beau, c’est beau, l’amour !

 

Elle avait des rondeurs qui vous faisaient craquer.

Il était baraqué comme du fer forgé.

Au premier regard ils s’étaient tout de suite aimés et voulurent bientôt se marier.

 

Mais la vie est cruelle,

On aimerait le malheur moins fidèle.
Ils étaient nés dans deux potagers

Qui n’avaient jamais pu se saquer.

 

Le mariage, leurs parents s’y sont opposés.
Leurs arguments étaient certes un peu démodés :

« Une tomate et un topinambour, ça ne fait pas de mariage d’amour ».

 

En vérité, leurs familles étaient rancunières

A cause d’une sombre histoire de vol de ver de terre.

Et depuis entre les deux clans c’était la guerre.
Ce sont nos héros qui en ont souffert.

 

Ils ont bien tenté de les amadouer,

Sans succès, impossible de les réconcilier.
Pour protester ils ont refusé de se faire arroser.
Mais leurs parents étaient vraiment butés.

 

Après trois jours, ils étaient devenus tout fripés.

Un jardinier a semblé les prendre en pitié.

Il leur propose un engrais très particulier,

Censé les unir à jamais.

 

Mais c’est un piège, car ce jardinier est un vieux frustré,

Qui ne supporte pas de voir deux jeunes êtres s’aimer.

Et l’engrais les a tant fait se développer,

Que les voilà mûrs pour être ramassés.

 

En un sens, le vieux crouton avait raison,

Le destin les a bien liés pour de bon,

Car dans une soupe, il les a tous les deux mixé.

Leur union dura le temps d’une digestion.

 

Elle avait des rondeurs qui vous faisaient craquer.

Il était baraqué comme du fer forgé.

Au premier regard ils s’étaient tout de suite aimés et voulurent bientôt se marier.

 

Mais vous savez comment cela s’est terminé.
Cette chanson montre où la bêtise peut mener.
Parfois il faut savoir ignorer ses aînés,

Surtout quand ils sont complètement timbrés.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006
 

Comment peut-on encore espérer,

Après avoir vu ce qui s’est passé ?

Vos révolutions nous ont privés

De l’envie d’à nouveau rêver.

 

Toi qui pensais pouvoir refaire

Tourner à l’endroit cette terre.

Je te vois te satisfaire

D’une maison, d’une bagnole, d’un cocker.

 

T’as hurlé que seul Lénine

Avait trouvé la solution.

Maintenant désolé mais dans ta piscine,

T’as l’air d’un con.

 

Et toi qui allais protester

Pour abolir la propriété.

Te v’là bien calfeutrer chez toi

Avec ta femme et ton sauna.

 

Et nous il nous reste quoi ?
Se révolter donne l’impression,

De faire les soldes pour un frisson,

Un pur produit de consommation.

 

Tu me racontes sans relâche,

Que t’as mis de l’eau dans ton vin.

T’es plutôt une vraie peau de vache,

Habituée aux pots de vin.

 

J’apprécie quand même le geste :

Retourner sa veste d’une main si leste.
Faut dire que pour pas changer d’avis

Il n’y a vraiment que les abrutis.

 

Fut un temps tu lançais des pavés

Aux flics qui voulaient te matraquer.
Maintenant tu trouves qu’il y’en a pas assez,

On se comprend, je parle pas des pavés.

 

Je vais devoir te laisser,

Finalement, tu m’excuseras,

Mais te branler avec des idées,

N’amuse vraiment que toi.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006

Je t’ai supplié et je t’ai dit : « Ne me quitte pas ».

Tu m’as r’gardé d’un air narquois, oh ma cruelle.

Qu’est-ce que t’es belle, même pleine de fiel, ma p’tite hirondelle.

 

J’ai eu beau ramper, te lécher les pieds,

Tu es parti, sans te retourner, et tu m’as dit : « t’es excessif, toute cette manif, rien que pour ça » !

 

Et je t’ai dit : « mais mon p’tit cœur,

T’es mon âme sœur, mon gros nougat.

Moi j’suis amoureux de toi,

Je n’en veux pas d’autres que toi ».

 

Dans la cage d’escalier j’ai hurlé :

« Ne t’en va pas » !

Tu m’as superbement ignoré,

Ça j’y crois pas.

T’es une méchante, une arrogante,

Va donc, eh, manante !

 

En courant vers la fenêtre, j’me suis pris les pieds dans l’paillasson.

J’ai failli mourir pour de bon dans le salon.

J’t’ai hurlé d’revenir, qu’sinon j’allais défaillir, t’as eu l’air de pousser un soupir.

 

Et j’ai pensé, dans mon p’tit cœur :

« C’est mon âme sœur, enfin je crois,

Moi j’suis amoureux de celle-là.

Je n’regarde les autres que parfois ».

 

J’me suis roulé par terre, j’me suis griffé les joues,

ça tu t’en fous.

Puis j’ai torturé ton roudoudou, ton ours en peluche.

J’lui ai fait la peau à ce salaud, depuis le temps qu’il me piquait la moitié du lit, ça lui a appris !

 

Puis j’suis allé dans la salle de bain, tu sais, ton lieu sacré.

C’était pas pour m’y laver les mains, ah ! Ah ! Si tu savais !

J’ai écrit ton nom avec ton rouge à lèvres, sur l’mur du salon !

 

Mais te revoilà, t’es revenu,

Avec le pain, bien entendu.
Quoi j’ai encore fait mon cinéma ?

J’suis un romantique moi madame,

C’est comme ça !

 

On dit qu’les hommes sont parfois casse-pieds, mais c’est pas vrai.

C’est juste qu’il faut tout le temps non montrer qu’on est aimé.

On veut de la tendresse, on veut des caresses, on veut des belles fesses.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006
 

Tu rêves d’lui mettre la bague au doigt

Lui veut juste te le mettre bien plus bas.

Tu finiras bien par oublier

Tes rêves de robe de mariée.

Dans la douceur du moment

Tu fermes les yeux en rêvant.

Imaginant que celui-ci

C’est sûrement pour la vie.

 

Tu comprends pas pourquoi,

Ils refusent de n’aimer que toi,

Alors qu’ils t’avaient tous dit,

Qu’t’étais la femme de leur vie.

 

Les hommes sont vraiment sans merci,

Ils s’endorment une fois qu’ils ont joui.

Puis s’en vont tout jouasse,

Inscrire un de plus à leur tableau de chasse.

 

Tu les choisis de moins en moins beau

En t’disant qu’ils seront moins salauds.

Mais aujourd'hui t’as bien compris

Qu’on peut être mauvais et très laid.

 

Tu comprends pas pourquoi,

Ils refusent de n’aimer que toi,

Alors qu’ils t’avaient tous dit,

Qu’t’étais la femme de leur nuit !

 

Et les lendemains de festins

Tu te réveilles comme une catin,

Devant les restes de la nuit

A songer à quitter la vie.

 

Oh, ça t’achève,

Oh tu te traînes

Aux pieds de ceux que tu haïras

Pour n’avoir pas voulu de toi.

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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Samedi 1 juillet 2006

Ma p’tite souris, mon p’tit poussin,

Mon gros loukoum, mon traversin,

A pris l’avion de Paris, pour aller au Mali.

Elle est partie, elle si jolie,

Un mardi après-midi,

Après que je lui eu dit au revoir,

Ma vie a sombré dans un trou noir.

 

Pendant qu’elle bosse dans des hostos,

Très sérieuse et très pro,

A Bamako, à Sikasso,

Et même au Burkina-Faso,

Moi je perds toute dignité,

La tête enfouie dans sa lingerie,

à m’rouler dans ses sous-vêtements,

En dentelle, naturellement.

 

Que voulez-vous, il en va ainsi,

Pour ceux qui ont comme amoureuse,

Une aventurière endurcie,

Globetrotteuse élégante et baroudeuse.

De pharmacie en pharmacie, de pays en pays,

Elle s’en va sauver des vies,

Eh oui mais moi je reste à Paris.

 

« Allo, allo, mon p’tit chéri,

Paraît qu’il fait froid à Paris,

Là il fait un super soleil,

Nan mais me dit pas qu’j’te réveille !

Qu’est-ce que tu fais déjà au lit,

Il est même pas huit heures et demie ?

Il est temps que j’revienne meubler tes nuits »

Oh oui oh oui oh oui oh oui !

par matthieu publié dans : diverspetitscontes
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